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Il est toujours bon de se rappeler que Sarkozy est le président de la rupture. Si bien qu’il n’a de cesse de se l’appliquer à lui-même. Illustration cette fois avec les municipales :
Le 19 décembre, juste avant de s'envoler pour l'Égypte, Sarko confiait aux dirigeants de l'UMP réunis pour l'occasion, qu’il fallait « politiser au maximum les municipales ». Il faut dire à nos électeurs que « voter pour un candidat UMP, c'est voter Sarkozy : ça les mobilisera ! », avait il décrété, qui annonçait de nombreux déplacements en province et même « cinq ou six grands meetings estampillés majorité présidentielle ».
Lors de sa conférence de presse du 8 janvier, le Sarkozy persiste et déclare qu'il s'« engagera ».
Le 12 janvier, devant le conseil national de l'UMP, en présence de Tony Blair, Sarko promet à nouveau de s'engager et juge « absurde » le « concept même de l'élection dépolitisée ».
A la fin de janvier, le drame : trois sondages successifs démontent la cote du président. Ça sent le roussi !
Ainsi, le 22 janvier, Sarko affirme qu'il n'a pas à mener campagne. « Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France. Ce n'est pas mon travail (...). Je ne vais pas m'engager sur chacun des combats municipaux ! »
Cela tombe bien, car les candidats UMP aux municipales fuient Sarko comme la peste. Les photos de Sarko disparaissent peu à peu des tracts et des affiches.
Et attention aux foudres du président quand on évoque sa réserve lors des municipales : « Vous avez remarqué que je ne suis pas candidat aux municipales... » lance Sarkozy la rupture.
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