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Le canard enchaîné en apporte la preuve : afin de porter main forte au dictateur Tchadien Déby, un message est parti le 13 février du centre opérationnel du ministère de la Défense dans le but de déclencher une procédure de cession gratuite de 20 VAB (véhicule de l'avant blindé) ainsi que le transport de 20 Eland (automitrailleuses Panhard) pour N'Djamena, la capital du Tchad.
Les petits blindés ont été estampillés Coopération et Droits de l'homme afin d’arriver à bonne destination. Qu’on se rassure « les frais de transport restent à la charge de la République du Tchad » !
Un soutien logistique indispensable au maintien du dictateur contre la rébellion venue du Soudan.
Deux semaines plus tard, le 26 février, Sarko déclarait en Afrique du Sud : « Les temps ont changé. » et Déby s’engageait à la création d'une « commission d'enquête internationale sur la disparition d'opposants » !
Opposants dont certains ont été enlevés le 3 février par des militaires, mais Déby ne connaissait pas l’existence : « J'étais occupé par la guerre », a -t-il vaguement plaidé… De plus, d’après Amnesry International, Paris savait depuis le 11 janvier que les opposants disparus étaient, au moins à cette date, « détenus au QG de la sécurité tchadienne à N'Djamena ».
Depuis quelques jours, comme le soulignent des témoins, arrestations et exactions, commises par l'armée et par des mercenaires, ont repris à N'Djamena. Sous prétexte de travaux hydrauliques, la construction d'une énorme tranchée commence à isoler la capitale. Et certaines maisons, dans des quartiers jugés peu sûrs, sont rasées par les militaires. Le tout certainement sponsorisé par la France, pour changer…
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