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Sous prétexte que les rois de France n'étaient pas bouddhistes, Sarkozy a exalté « les racines chrétiennes de la France ».
« Un homme qui croit, c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup de femmes et d'hommes qui espèrent. » "La France a besoin de catholiques convaincus qui ne craignent pas d'affirmer ce qu'ils sont et en quoi ils croient". Sarko accompagne son prosélytisme, contraire aux usages de l'Etat laïc, de ce jugement : « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé. » Sacrée hiérarchie qui laisse à penser qu'il faut être chrétien pour avoir une morale et que la République en serait dépourvue…Un joli retour de religiosité obscurantiste.
Pour fêter l’obscurantisme religieux, rien de tel qu’une excursion en Arabie Saoudite.
Tel un missionnaire passionné de Dieu, il s’en est allé prêcher à Riad le 1’ janvier, devant le Parlement d'Arabie Saoudite.
« Dans le fond de chaque civilisation, il y a quelque chose de religieux », puis évoque «Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme. Dieu qui n'asservit pas l'homme mais qui le libère.», ou « Dieu qui est le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes ». Les victimes du fanatisme religieux d'hier et d'aujourd'hui apprécieront la leçon !
Rappelons que le royaume saoudite est tenu par une famille de féodaux qui se refilent la couronne à la manière des Francs, adeptes et soutiens du wahhabisme, une doctrine obscurantiste et courant parmi les plus sectaires de l'islam, appliquent la charia et ses peines barbares, et exclut toute autre religion que l'Islam du pays au motif qu'ils contiennent les lieux saints, etc.
« La France et l'Arabie saoudite partagent les mêmes objectifs d'une politique de civilisation » a déclaré Sarko citant également pas moins de treize fois Dieu dès la première page du discours et faisant l'éloge du roi Abdallah, qui a permis, à six femmes de siéger au Conseil consultatif (conseil qui comme son nom l'indique n'a aucun pouvoir !).
Aux barbares qui estiment qu'on vit très bien - voir mieux - sans religion, le Président a répondu : " Ce n'est pas le sentiment religieux qui est dangereux, c'est son utilisation à des fins politiques régressives. " Et c'est signé du gardien de la Constitution, dont le devoir est de garantir la laïcité !
Et on cherche encore dans ses discours les traces de référence à l'humanisme laïc et à la philosophie des Lumières qui éclaire et structure notre République.
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